Sanitair

Technique sanitaire

La technique sanitaire traite les installations techniques de l'approvisionnement en gaz et en eau ainsi que de l'évacuation des eaux usées et eaux de pluie, y compris les installations et équipements  des salles de bains, des douches et des toilettes.

Les installations sanitaires sont principalement utilisées pour l'hygiène et la santé humaine et jouent donc un rôle important, notamment dans les piscines, les saunas, les cuisines commerciales et les usines de transformation des aliments. Outre l'approvisionnement et l'évacuation de l'eau potable dans les bâtiments résidentiels et les lieux de travail, des systèmes d'eau de service sont également installés, notamment dans l'agriculture et l'industrie.

Les appareils sanitaires comprenant les lavabos, les bidets, les cuvettes de WC, les urinoirs, les baignoires ou les bacs à douche sont traditionnellement faites de céramique ou de porcelaine et sont appelées céramiques sanitaires. Les éviers, les baignoires et les bacs à douche sont souvent en tôle d'acier émaillée ou en acrylique.

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Evacuations des eaux pluviales, toit plat flora et la sécurité du travail

A la Journée du ferblantier 2015, environ 650 professionnels se sont formés sous le slogan «Connaissances et savoir-faire: façonner l’avenir». Des échanges de vues sur le symposium et les expériences ont suivi.

Beaucoup de représentants de la branche du bâtiment ont reconnu l’influence des normes dans le métier de ferblantier, cela a été déjà révélé dans les exposés du matin. Les ajustements aux normes SIA 271, SIA 232 et SN 592 000 ont abouti à une révision des directives sur l’évacuation des eaux du toit. Selon Marcel Venzin, du comité technique de suissetec, cette dernière était nécessaire pour déterminer une conception personnalisée d’évacuation des eaux de toit. Avec les terrasses et les locaux intérieurs, le facteur de sécurité de la précédente norme a nécessité d’être revisité. Nouveau: les hauteurs des seuils, qui étaient de 60 mm, peuvent maintenant être abaissées. A cause de la hauteur plus basse du seuil, le volume de stockage suffisant a maintenant disparu. Dans la nouvelle directive de la norme, il est demandé de pouvoir assurer, avec une surverse d’urgence, l’évacuation de 0,09 litre/seconde par m² de surface de toit.

Linus Kraus, membre suissetec du groupe professionnel de l’évacuation des eaux pluviales, a expliqué, avec un exemple, l’influence qu’a la réduction de la hauteur de seuil de 60 mm à 25  mm (franc-bord), sur l’évacuation des eaux pluviales. Lors de grandes précipitations et dans un temps très court, les eaux doivent être recueillies dans le volume de stockage. Et cette réserve a été réduite de plus de moitié. Par conséquent, l’incorporation de chéneaux de sécurité directement devant les raccords de fenêtres est maintenant nécessaire. La hauteur du niveau de pression dynamique manquant, cela a des conséquences également sur des implications pratiques et actuelles lors de la construction des surverses de secours. La capacité d’évacuation des couches supérieures diminue de manière significative dans de nombreux cas, et ne peut plus évacuer la quantité de pluie. La conséquence en est qu’il faudra augmenter massivement le nombre de surverses d’urgences. Comme la plupart du temps cela n’est pas possible, il ne reste plus qu’à abaisser des surverses d’urgence au niveau de la couche supérieure.

Nouveaux documents «Toiture inclinée»/«Bardage»
Depuis août 2011, les normes révisées SIA 232/1 «Toits inclinés» et SIA 232/2 «Bardages» et en plus la norme SIA 118/232 «Conditions générales relatives aux toitures inclinées et aux bardages – dispositions contractuelles spécifiques aux normes» sont en vigueur. Les incertitudes sur la mise en œuvre pratique de ces normes ont été levées par les services techniques/gestion d’entreprise de suissetec (avec le document «Enveloppe des édifices») qui ont créé conjointement avec les représentants de l’industrie deux nouveaux documents sur les nouvelles normes.
Elles définissent et précisent les nouveaux règlements de la norme conformément à la branche. Claudio Cristina, maître ferblantier, a expliqué que des dommages à des plis de dilatations ne devraient plus se produire, tant les professionnels sont guidés par des lignes directrices. L’association suissetec offre également une nouvelle application web pour calculer les distances de liaison et le nombre de garnitures pare-neige.

Protection contre les chutes
Martin Graf, responsable de la sécurité au travail dans le secteur de la construction de la Suva, a informé sur la protection contre les chutes sur les toits. La Suva recommande un équipement minimum de dispositifs qui empêche la chute de personnes lors de l’utilisation et l’entretien des toits. Ce qui est décisif pour définir un équipement minimum, c’est le genre des personnes, la fréquence des inspections et des entretiens du toit.

Depuis 2010, la Suva distingue quatre catégories d’équipements:

  • Dans les passages animés, par exemple, libre accès aux terrasses sur le toit ou sur les terrains de jeu et parkings, il faut tenir compte de la classe 4: des balustrades solides et des mains courantes doivent être installées.
  • Pour la soi-disant «protection collective», c’est l’équipement de classe 3 qui aura la priorité. C’est une protection technique permanente ou temporaire sur le bord du toit y compris garde-corps, filets de sauvegarde, de protection. Ainsi, les gens peuvent se déplacer librement sur la surface du toit, un harnais ou une corde de sécurité n’étant pas nécessaire. Ce système est adapté pour les inspections fréquentes du toit et les installations qui sont intensivement entretenues. En outre, les puits de lumière sont permanents et fixés de façon permanente contre l’ouverture (grille, verre de sécurité feuilleté).
  • L’équipement de la classe 2 nécessite un système de retenue horizontal (des câbles et des rails à une distance de 2,5  mètres à partir du bord du toit). En outre, des experts de la construction doivent être chargés de l’équipement de protection contre les chutes (harnais de sécurité) et de la façon dont ceux-ci peuvent fonctionner; leur travail sur le toit ne doit pas dépasser deux jours de travail par an.
  • Avec la classe d’équipement 1, la sécurité individuelle est exigée. En plus des exigences de la classe 2, on doit installer sur le toit un système de câble temporaire et de simples points d’ancrage. Un espace de chute libre doit être disponible pour éviter tout choc en cas de chute.

En règle générale: pas de travail non garanti en cas de risque de chute. Identifier et sécuriser la zone dangereuse. Et la sécurité de la main-d’œuvre est de la responsabilité du patron!

Les toits verts
L’après-midi a été consacré à des thèmes naturels. Stephan Brenneisen, professeur à l’Université des sciences appliquées de Zurich (ZHAW), a illustré par l’exemple de la tour Guinigi vieille de plus d’un siècle dans la ville de Lucca, et le plaisir qu’il y a de créer un jardin sur le toit. Parfois, c’est la biodiversité qui se forme spontanément sur les toits plats plus âgés, comme cela est arrivé à la centrale de pompage à Zurich Wollishofen. Et c’est significatif du point de vue de la diversité naturelle. Là sur des bâtiments datant de 1914, il est important de les végétaliser, il y a une collection botanique très intéressante dont certaines espèces sont rares et avec un rendement maigre, mais avec des plantes aimant les endroits humides. 170 espèces végétales, dont 10 espèces différentes d’orchidées, sans compter 20 espèces différentes d’araignées, se sont installées ici. Dans les grandes villes, les toits retrouvent de plus en plus une renaissance en tant qu’habitat. Ils devraient servir de surfaces de compensation écologique.
Les nouvelles normes SIA 312 se concentrent sur les exigences techniques de construction (pénétration des racines, protection contre les dommages mécaniques, évacuation des eaux pluviales, l’irrigation, les couvertures de surface, des châssis et garnitures, etc.) de la toiture verte, également de la combinaison appropriée avec les systèmes solaires. Pour les maîtres d’œuvre et les praticiens, le sujet drainage est essentiel. L’efficacité dépend, du drainage, de la pente et du choix appropriés des couches de support dépendantes de la végétation.
Malgré la norme, la liberté de conception standard reste considérable, en fonction du but demandé par le maître d’œuvre. Patrick Wickli, spécialiste du secteur des toits plats, a montré les diverses plantations possibles, selon l’épaisseur de la couche et des genres de plantes reconnues (plantes genre rocailles, de prairies, à fleurs, avec une proportion de graminées et d’arbustes). Les planificateurs ont de plus en plus le devoir de connaître les critères de la structure de la couche et de son impact sur la capacité de croissance sans oublier le stockage de l’eau.

Absorption capillaire d’eau
Bruno Lee, président du secteur technique de la ferblanterie, a fait un exposé traitant de l’absorption de l’eau par capillarité dans les plis et feuillures. Les membres des associations professionnelles allemandes ont mené une étude sur ce sujet, en collaboration avec l’Université des sciences appliquées de Rosenheim.
Le résultat: toutes les plaques couramment utilisées par les ferblantiers sont restées dans la limite spécifiée. L’exception: les plaques vieilles de plus de cinq ans et en acier inox entièrement étamé ont montré des tentatives d’infiltration d’eau de plus de 40 grammes par m². La cause déterminée a été l’oxydation de l’étain. L’air restant dans des cavités, sous forme de canaux mouillés pénètre par capillarité dans le double pli. Le conseil technique recommandé est: l’imprégnation du pli par une masse étanche – en supposant que le double pli ait été exécuté correctement.

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